Les défis du changement climatique

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C’est trivial de dire que notre planète est aujourd’hui plus que jamais menacée. Elle est menacée par les effets du réchauffement climatique, de la régression telle une peau de chagrin, de la couche d’ozone. Les activités humaines, en particulier la combustion de carburants fossiles, influent sur le climat dans des proportions qui menacent le bien-être et le développement durable de la société humaine. Partout, dans notre pays, les paysans sont pris au dépourvu, ne sachant plus quand semer et/ou quand sarcler leurs champs. Les saisons se confondent allègrement, désorientant la nature et ses prémices. Les récoltes, d’ordinaires si prompts à sortir de terre, tardent à se faire jour et maigrissent de plus en plus.

Dans les régions septentrionales, le désert avance à grands pas, menaçant directement la survie des populations. Dans les zones semi-arides, la terre, tourne au désenchantement et peine à nourrir l’agriculteur. Les zones du Sud forestier ne sont pas en reste. De fait, elles subissent une déforestation massive, qui prive les hommes des ressources de la faune, de la flore, de la pharmacopée traditionnelle, de même que de la protection que procurent la nature et tous ses bienfaits. Le reboisement tant prôné mais jamais réalisé est un leurre qui ne comble pas d’autres effets non moins importants des forêts tels l’opacité des ombrages et la création d’un microclimat propice au bien-être des vivants. 

Les populations qui comme les nôtres, n’ont pas assez progressé dans les techniques agricoles, sont doublement pénalisées. Elles ne comptent que sur la bonté de la nature et la régularité des saisons pour s’alimenter alors que d’autres peuples, plus avancés, ont déjà mis au point et exploitent des techniques modernes telles les cultures en serres et sont dès lors peu ou prou à l’abri d’un dérèglement climatique.  C’est dire que si les changements climatiques sont l’apanage des sociétés humaines de toute la terre, elle finira par frapper plus durement et durablement le continent africain qui se bat encore dans les méandres du progrès économique et social.

La préservation de l’environnement devrait donc intéresser plus qu’à son habitude, tout le continent, qui devra se  mettre en quatre pour combattre ce qui pointe à l’horizon comme un cataclysme et le plus grand défi du 21ème siècle. Les hommes et particulièrement les Africains, devront travailler à réduire les effets du changement climatique sinon, alors, le changement climatique décidera du sort de l’humanité. Terre et Développement souhaite donc amener sa contribution dans la lutte que l’humanité toute entière est contrainte de mener contre elle-même, en changeant son mode de vie, en respectant la nature, en retournant aux valeurs essentielles de la vie, sous-tendues par le respect de la TERRE NOURRICIERE.

Un tel  respect implique la préservation des forêts, de toutes sortes de forêts, qu’il s’agisse des forêts sacrées des populations montagnardes des Hautes Terres de l’Ouest, des forêts galeries qui longent de multiples cours d’eau,  ou des forêts sempervirentes des régions de l’Est, du Centre  et du Sud de notre pays, plus que jamais menacées d’extinction.

Cette préservation passe par l’implication des populations, de même que des pouvoirs publics dans les énergies renouvelables, la sensibilisation à la réduction de l’utilisation des gaz à effet de serres, la sensibilisation à la préservation des forêts, la lutte contre la déforestation et la destruction de divers écosystèmes,  la lutte contre le braconnage, etc.